Bio / Expo

Philippe GIESBERGER
« Il peint et sculpte depuis son adolescence tout en menant une carrière d’infirmier en psychiatrie. Avec les patients il a développé des ateliers d’arts plastiques en référence aux pratiques de l’art brut théorisé par Jean DUBUFFET.
Dans son travail personnel, après une période abstraite sur grands formats, il se tourne vers l’aquarelle figurative.
Inspiré par la tradition picturale des peintres paysagistes, essentiellement ceux de la fin du 19ème siècle français, son travail plonge ses racines dans l’enfance et son imaginaire : êtres composites, présence forte des éléments naturels, atmosphère intemporelle. Cette proximité avec l’imaginaire de l’enfance s’exprime également dans les sculptures qu’il fabrique à partir de matériaux de récupération. » par Françoise Tarquis

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Né le 23 septembre 1956, vit à Neuilly-sur-Marne (93)

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///// Expositions /////
• Du 30 janvier au 21 février 2015 – La Fabrique, Paris 14e

• Août 2014 – Galerie municipale, Le Faou, (29)

• Avril, mai, juin 2013 – Ferme des artisans de Saint-Michel de Brasparts, Brasparts (29)

• Décembre 2012 – Artistic Garage, Neuilly-sur-Marne, (93)

• Mai 2011 – Au 49, atelier de Corine FERTÉ, Paris (75)

• Novembre 1988 – Salon de Novembre à Vitry (94)

• Novembre 1987 – Centre municipal d’actions culturelles, Choisy-le-Roi (94)

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//// Extraits d’articles de presse ////

« L’imaginaire de l’enfance se retrouve aussi dans ses sculptures, qui sont articulées ; envie de monter sur le cheval, de le caresser, de discuter avec l’homme » ; Le Télégramme, 19 août 2014

« Philippe travaille en milieu psychiatrique mais ses œuvres très colorées, et qu’il compare à des illustrations un peu enfantines, sont inspirées de ses propres enfants qu’il regarde grandir » ; Ouest-France, 18 avril 2013

« Les aquarelles du peintre Philippe GIESBERGER sont visibles à la Ferme des artisans jusqu’à la fin du mois de juin. L’artiste emmène les visiteurs dans un univers onirique peuplé d’enfants et d’animaux, de paysages d’ici et d’ailleurs (…) Ces enfants calmes et tout ce petit peuple d’animaux semblent veiller comme des sentinelles (…) Elias JABRE, ami écrivain de Philippe GIESBERGER, décrit ainsi son œuvre : « Grâce à son imaginaire, Philippe et ses animaux nous rendent du souffle et de la magie » ; Le Télégramme, 17 avril 2013

• Un peintre au conservatoire : « Mon seul thème c’est la peinture » ; Le Républicain (94),  26 novembre 1987

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//// Publications ////

• Suite de dix dessins, in revue Chimères, n° 69, printemps 2009
• Réalisation de la couverture du n°64 de la revue Chimères, suivi de trois illustrations et d’un entretien avec Stéphane NADAUD ; printemps 2007

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//// Texte ////

il y a des animaux

c’est un souffle qui traverse nos espaces ocres et dépeuplés, qu’il s’agisse de la vielle bâtisse au toit défait près du poteau électrique où traînent les chiens errants, du cabanon devant la palissade où l’homme renard à jambe de bois observe l’homme loup qui se promène mains dans les poches

il y a des animaux qui ouvrent les âmes des habitants et découvrent les paysages qu’ils habitent en secret

alors le souffle les traverse et diffuse une paix frémissante qui chasse de leurs corps la peur

cette petite solitude sale d’être un homme

plus maintenant,

dans le travail de Philippe, il y a des animaux, c’est la nouvelle alliance

alors il ne faut pas s’étonner de voir, sortie de la maison qui rayonne, une indienne qui marche dans la plaine jaune vers des enfants calmes, à la tombée de la nuit, alors que des paysages ancestraux renaissent par delà le ciel magenta, faits d’animaux, d’hommes et de tipis

des mondes renvoient à d’autres mondes, intégrant la magie aux paysages

et tous ces animaux veillent, comme d’étranges sentinelles, et peuplent les rêves des humains, les nourrissant d’espaces
et à force de peupler les rêves, la peinture se transforme, et les animaux viennent habiter directement les corps
une femme centaure trotte près d’un garçon ailé, un homme loup croise une femme renard qui fait la coquette appuyée contre un mur de brique, et la même scène se reproduit à la mer et à la montagne grâce à son imaginaire,

Philippe et ses animaux nous rendent du souffle et de la magie

Elias JABRE, Avril 2011